Réalisé par Fabienne Kanor et Véronique Kanor
Avec : Daniely Francisque, Firmine Richard, Edouard Montoute et Ménélik
Elle et guadeloupéenne. Elle est parisienne. Elle est roots mais fait des manières ; cherche ses racines ; rêve d'un retour au pays, mais lequel ? Quand elle était petite on l'appelait la noiraude. La noiraude, c'est elle, qui se demande aujourd'hui comment faire pour que son homme revienne à ses pieds comme un chien vers son maître.
D'origine martiniquaise, Fabienne KANOR, trentenaire, a grandi en Métropole. Une «négropolitaine» comme on dit...
Journaliste à Paris, elle quitte la frénésie urbaine pour Saint-Louis, au Sénégal. Un retour aux racines de l'Afrique, une retraite de paix où elle est toute à ses mots. Une émergence exprimée dans son premier roman D'Eaux Douces (2004 – Continents noirs GALLIMARD), empli de ses résonances de femme afro-caribéenne tiraillée entre ce «là-bas» des parents et cet «ici» des enfants...
Revenue vivre à Paris, Fabienne KANOR a alors dénoué avec sa s½ur, Véronique KANOR, un autre support d'expression pour révéler cette féminité noire. Ensemble, elles écrivent un triptyque intitulé «La Noiraude». Trois courts-métrages pour décrire les méandres féminins et identitaires de Marlène. Trentenaire, Marlène est née et grandie «ici», en Métropole. Mais, elle reste habitée par ce «là-bas» qui illumine les yeux et mots de sa mère. Le premier volet, «Marlène et les coqs noirs», s'interroge sur l'angoisse viscérale de la jeune femme. Perpétuellement en lutte contre l'infidélité de «son » homme. Immanquablement en butte à la virilité de «son» homme... Les stéréotypes du Coq antillais volage. Ces problématiques se croisent, justement, dans le roman de Fabienne KANOR.